Yesod – Le temple des rêves

Le mythe lunaire

Yesod est principalement assimilé à la lune, et à tous les mythes qui l’entourent.

Dans toutes les civilisations, la lune a toujours portée en elle la source de nos rêves, nos inspirations et intuitions, la fécondité, et le reflet de tous les mystères et connaissances divines de l’univers. Elle est le point lumineux qui nous guide vers l’infini.

La lune est le point lumineux qui nous guide vers l’infini

En Mésopotamie, le dieu lunaire le plus courant est Nanna ou Zu-en (qui est devenu Zi-en ou Sin). Dans les périodes de domination de la ville d’Ur (environ -2600 à -2400) il est l’un des dieux les plus importants, et considéré comme père et créateur de toutes choses. NA-AN-NA signifie en sumérien « Pierre du ciel » ou « Homme du ciel ». Nanna devient par la suite Nannaru, qui en Akkadien signifie « Brillant ». Quand à ZU-EN ou EN-ZU, on peut le traduire par « Seigneur du savoir », ou EN-ZI, « Seigneur de la vie », deux épithètes que l’on attribuait très souvent à Enki ou à Enlil. Le dieu-Lune était comparé à un taureau, symbole de force et de fécondité.

Nanna ou Zu-en (qui est devenu Zi-en ou Sin)

Thot, dieu Egyptien de la sagesse et de la connaissance (le dieu lunaire de Khemenou (Hermopolis Magna) en Moyenne-Égypte, Djehouti en grec), capte la lumière de la lune, dont il régit les cycles, à tel point qu’il fut surnommé « le seigneur du temps ».

Un texte d’Edfou relate sa naissance :

« Au sein de l’océan primordial apparut la terre émergée. Sur celle-ci, les Huit vinrent à l’existence. Ils firent apparaître un lotus d’où sortit Rê, assimilé à Shou. Puis il vint un bouton de lotus d’où émergea une naine, auxiliaire féminin nécessaire, que Rê vit et désira. De leur union naquit Thot qui créa le monde par le Verbe. » (Extrait du site Wikipédia)

Il est le seigneur des paroles divines, le scribe et interprète des dieux. Il est aussi le cœur de Ré, l’essence même de sa pensée créatrice inspirée. C’est un grand magicien, doué de création par la magie du verbe et des symboles.

Thot, grand magicien doué de création par la magie du verbe et des symboles

Soma est un dieu lunaire Hindou. Il est intéressant de constater que le nom de Soma vient d’une boisson céleste. Tiré d’une plante aux vertus hallucinogènes et psychotropes, c’était le nectar des dieux, qui pouvait agir sur la pensée et le corps des hommes comme un véritable élixir de vie. Comme dans les traditions chamaniques, ce breuvage permettait d’ouvrir les portes de l’esprit et de l’âme.

(Voir article : La magie, la religion et l’art préhistorique)

Levé de lune sur les terres sombres et endormies

« Soma, à l’origine, personnifie la pluie qui provient de la lune. C’est une divinité vitale, mais aquatique, humide et nocturne. Il provoque la croissance des plantes et procure la nourriture aux humains et aux animaux. Chez les êtres de sexe masculin, les sucs végétaux sont transformés en semence; chez ceux de sexe féminin, ils sont transformés en lait. Au décès, le principe vital retourne dans la lune et, quand celle-ci croît, Soma y afflue comme dans une coupe. Soma constitue alors le breuvage d’immortalité que les Dieux boivent chaque mois. Dans ce mythe, Soma constitue à la fois la semence du taureau divin qui féconde la terre et le lait de la vache divine qui nourrit l’univers » (Extrait du site Wikipédia)

Séléné représente la beauté rayonnante et éclatante, la féminité à l’état pur

Séléné, déesse lunaire grecque, représente souvent la pleine lune. Elle représente la beauté rayonnante et éclatante, la féminité à l’état pur. Son passage éclaire les terres sombres endormies de sa lumière blanche et argenté, tirée par ses chevaux ou bœufs blancs, elle parcourt les ténèbres pour guider et inspirer les âmes en difficultés, par l’intermédiaire des rêves.

De l’inconscient collectif à l’inconscient personnel

Selon la tradition Kabbalistique, Yesod est en quelque sorte un passage, ou une étape intermédiaire entre l’âme et le corps. C’est l’endroit où notre être va capter les énergies et les informations venant de l’inconscient collectif, pour les acheminer et les assimiler progressivement dans notre inconscient personnel représenté par Yesod. C’est ici que vont naître les premières manifestations de notre âme sur notre corps, d’une façon inconsciente.

Pour que cette communication fonctionne, il est vraisemblable que l’inconscient personnel utilise le langage de l’inconscient collectif, c’est-à-dire les symboles et les archétypes. En d’autre terme, Yesod serait un interprète, une interface, qui va recueillir les énergies du monde des âmes, les interpréter et les transformer pour qu’elles soient assimilables par notre conscience. On peut raisonnablement imaginer d’ailleurs, que la communication peut se faire également dans l’autre sens, afin que les consciences des êtres vivants participent à l’évolution du champ morphique des sources de l’âme, Malkhuth.

De l’inconscient collectif à l’inconscient personnel

(Voir article : Malkhuth – Les sources de l’âme)

 

Le canal des rêves

Et si la richesse de l’univers variait avec la profondeur de nos rêves ? Et si nos rêves étaient une facette de notre réalité, ou plutôt la seule partie visible d’un univers infiniment plus colossale que notre monde physique ? Les rêves seraient alors à l’image de la lune, le reflet pale, faible, monochrome et plat d’un monde étincelant, puissant, coloré et à multiple dimensions. Si Malkhuth représente ce monde infini des sources de âmes, alors Yesod est certainement le canal de communication, projeté sur une surface plane de notre conscience, afin que notre être soit capable d’en comprendre quelques brides, grâce à notre canal de vision intérieure ; nos rêves.

Nos rêves : notre canal de vision intérieure

Mais les émissions venant du monde des esprits se mélangent avec les émissions de notre corps physique, émotionnel et spirituel, compliquant ainsi l’interprétation des informations diffusées d’un côté ou de l’autre, dans le scénario du rêve.

En toute logique, un canal de communication utilise un codage structuré, un langage d’interprétation du signal, qui va permettre de véhiculer les messages de l’âme de tel sorte que notre être soit capable de le comprendre, c’est-à-dire en utilisant le langage des symboles et des Archétypes.

Autrement dit, pour interpréter nos rêves, il conviendrait de bien connaître ce langage, et surtout de bien faire la distinction entre les messages venant du corps et ceux venant du monde des esprits. Malheureusement, notre conscience n’est pas assez évoluée pour pouvoir comprendre toutes les subtilités et les richesses du langage des esprits. Ce qui signifie que les rêves ne renferment donc qu’une toute petite partie du message initial.

C’est comme si on essayait d’enseigner la totalité des langages de notre planète, y compris nos langage informatique et mathématiques, à un enfant de 3 ans.

Cependant, il existe des moyens autres que notre intellect, pour intégrer des informations dans notre conscience, à savoir, les émotions, la sensibilité et l’intuition.

Rêver, c’est recevoir des messages du corps et de l’âme

L’intuition a de l’avenir

L’intuition est dans le domaine de Yesod, car elle intervient avant la moindre prise de conscience. L’intuition, c’est savoir quoi faire au bon moment, mais sans faire intervenir l’analyse mental du cerveau, qui interviendra dans la sephira suivante de l’arbre de vie, à savoir Hod. Paradoxalement, notre intuition a toujours raison, alors qu’il n’y a aucun raisonnement intellectuel, et donc aucune intelligence pour arbitrer le pour et le contre de la bonne décision à prendre. Le temps que notre cerveau élabore un plan, compare et anticipe la meilleure réaction en explorant tous ses souvenirs, l’intuition a déjà réagit correctement. Rappelons-nous ce que nous disais nos professeurs ; « Notre première idée est toujours la meilleure », dès que notre cerveau s’emmêle, c’est la confusion, le doute d’installe. La meilleure idée, c’est celle qui n’a pas encore été explorée par notre mental.

Dans un monde où tout s’accélère, où le nombre d’information se multiplie d’une façon exponentielle, nous aurons de moins en moins de temps pour prendre en compte mentalement chaque information mise à notre disposition. L’intuition a de l’avenir, car pour une question de survie, notre conscience finira progressivement par la choisir la voie de l’intuition plutôt que celle du mental. L’intuition guide notre créativité et nos inspirations, car elle est connectée en ligne directe avec Malkhuth, le monde des esprits et de toutes les potentialités.

L’intuition est connectée en ligne directe avec le monde des esprits et de toutes les potentialités

(Voir article : Calendrier Maya – Un plan d’évolution de la conscience)

Les énergies émotionnelles

Yesod représente l’équilibre des énergies entre le corps et l’âme. Elle représente une certaine stabilité, un lieu paisible où il fait bon vivre, où les émotions sont agréables. Là où la sensibilité, l’affectivité, la douceur et l’amour de la nature sont prédominant, alors les énergies de Yesod vibrent en harmonie. On dit souvent que les émotions reflètent la véritable nature de l’âme. Elles sont la manifestation de notre équilibre énergétique, les laisser s’exprimer c’est les laisser circuler à travers notre corps et notre conscience.

Laisser circuler les émotions, c’est retrouver un équilibre énergétique

Les scientifiques considèrent que le siège de l’intelligence est le mental, représenté par le cerveau. Ils sont persuadés qu’à partir du moment où les émotions s’emmêlent, plus rien n’est rationnel, la logique s’efface pour laisser place à l’imprévu, à la désorganisation, et d’une façon extrémiste ; au chaos. Et pourtant, on constate sans l’ombre d’un doute que l’intelligence émotionnelle est bien plus efficace que l’intelligence intellectuelle, dans la vie de tous les jours. Les scientifiques admettent maintenant que le quotien intellectuel n’est qu’une partie de l’intelligence, et que le quotien émotionnel y contribue énormément.

Sans lui, nous serions incapables de communiquer et de comprendre les relations humaines, qui sont à la base de l’évolution de la conscience. Notre conscience n’est pas simplement un calculateur mental, mais un être sensible capable de ressentir les émotions d’autrui, doué d’intuition et de création, centré naturellement sur les énergies qui nous relient à notre âme.

La conscience est un être sensible, doué d’intuition et de création

Ce que l’énergie de Yesod apporte

Une meilleure connexion entre l’inconscient et le conscient

Une prédisposition aux pressentiments et intuitions

Une grande vitalité pour combattre les injustices du monde

Une plus grande confiance en soi

Une très bonne sensibilité à l’entourage, empathie

L’harmonie des énergies entre le corps et l’âme

L’écoute et la compréhension des rêves

Beaucoup de créativité

 

Ce que les carences d’énergie en Yesod engendrent

Développement de maladies psychosomatiques

Troubles corporels et psychiques

Beaucoup d’angoisse

Névroses et troubles provenant d’une sexualité bloquée

Manque de créativité, d’idée, sentiment de vide

Contradictions entre les demandes du corps, des sentiments et des idées

Inconscience et difficultés à conceptualiser

Résistance contre la réalisation personnelle

 

La vue transversale de Yesod sur les vues de l’arbre de vie

Voici quelques symboliques de Yesod, déclinées sur différents niveaux de perception. Chacune de ces vues est en quelque sorte connectées par l’intermédiaire de la sphère d’énergie (ici Yesod), autrement dit, les éléments ci-dessous sont synchronisés entre eux à des niveaux différents.

La vue conceptuelle de l’arbre de vie
(Inconscient personnel, impulsions créatrices, l’intuition, les rêves)

La vue archétypale de l’arbre de vie
(La lune, la justice, la mesure, L’instinct, Guide intérieur, l’action de la Grande Mère dans l’inconscient personnel)

La vue organe de l’arbre de vie
(L’intestin grêle, ce qui se passe entre l’estomac et le foie : absorption, mais sans analyse précise)

La vue corporelle de l’arbre de vie
(Sous le ventre, organe sexuel)

La vue chromathérapie de l’arbre de vie
(Violet : Ce qui favorise l’accomplissement et la transformation spirituelle)

La vue essences de l’arbre de vie
(Hêtre rouge, mélèze)

La vue astrologie de l’arbre de vie
(La lune)

Malkhuth – Les sources de l’âme

La genèse de la pensée, les formes embryonnaires de l’âme

Avant même qu’une forme de pensée naisse dans notre esprit, un substrat embryonnaire correspondant à notre âme, une sorte de matière première de toutes manifestions potentielles, va servir de guide et d’inspiration à notre inconscient personnel, représenté par la sphère Yesod. Selon beaucoup de traditions, les formes embryonnaires de notre âme, cohabitent en permanence avec les âmes de toute la création, passées, présentes et futures.

(Voir article : Yesod – Le temple des rêves)

Malkhuth est associée à cette sphère d’énergie, correspondant au royaume des sources de l’âme, qui alimentent la matière et l’esprit. En ce sens, Malkhuth est à la base de l’arbre de vie, au niveau des racines qui puisent dans cette source infinie. Elle englobe à la fois toutes les manifestions de l’esprit, ainsi que tous les constituants de la matière physique, y compris l’énergie. C’est également elle qui assure le lien de communication entre la matière et l’esprit.

Les formes embryonnaires et sources de l’âme

Le mythe de Gaïa, la Déesse mère

Étant donné que Malkhuth représente notre monde, aussi bien sous son aspect visible qu’invisible, elle est par conséquent naturellement associée à notre Grande Mère nature. Le lien avec le mythe Grec de Gaïa s’impose.

En effet, Gaïa est une déesse primordiale identifiée à la « Déesse mère ». Elle est l’ancêtre maternelle des races divines, mais enfante aussi de nombreux monstres, elle est à l’origine de la création des êtres ou des âmes pour être plus exacte. En Égypte, cette divinité s’appelle Geb.

Le mythe de Gaïa

Gaïa a fait naitre également une hypothèse Biogéochimique appliquée à notre planète, et controversée par la science, initialement avancée par l’écologiste anglais James Lovelock en 1970, selon laquelle la Terre serait « un système physiologique dynamique qui inclut la biosphère et maintient notre planète en harmonie avec la vie« . On parle même d’une terre vivante animée par une sorte de conscience.

Force est de constater que l’écosystème de notre planète est une structure très complexe, qui s’interconnecte avec les moindres évènements climatiques et géologiques, ainsi qu’avec l’ensemble des activités vivantes. Avec nos puissances de calculs actuelles, les systèmes météos peinent à prévoir le temps qu’il fera dans trois jours, avec un taux d’erreur acceptable. Pour obtenir un modèle fiable, il faudrait intégrer le vivant dans l’équation. Mais jusqu’à quel point ? On voit bien que les choses s’interconnectent dans une structure dont nous ne prenons conscience que de la surface.

Notre planète, un écosystème fragile et vivant

(Voir article : Le mythe de Gaïa)

Par analogie, il serait tout à fait plausible d’envisager qu’il existe une structure identique à une autre échelle, dans le monde des esprits, et bien évidement, dans les liens d’interconnexion entre ces deux mondes.

L’inconscient collectif & champ akashique

« L’inconscient collectif est un concept de la psychologie analytique qui s’attache à désigner les fonctionnements humains liés à l’imaginaire et qui sont communs ou partagés quels que soient les époques et les lieux, et qui influencent et conditionnent les représentations individuelles et collectives » (source Wikipédia)

La structure fractale de l’inconscient collectif

Le psychiatre suisse Carl Gustav Jung (1875–1961), est le créateur de ce concept. Disciple et grand ami de Sigmund Freud (1856–1939) pendant longtemps, ils explorèrent ensemble les recoins de psychologie humaine, mais Freud n’a jamais été d’accord avec Jung, au sujet de sa psychologie des profondeurs qui exploite l’inconscient collectif. C’est d’ailleurs à cause de cette théorie que les deux hommes ont rompus leur amitié.

En effet, le concept de Jung est de prendre en compte les mythes, légendes et symboles magiques ou religieux, afin d’identifier leurs impacts sur la psychologie consciente et inconsciente d’un individu. Freud, ne voulait surtout pas intégrer des notions religieuses dans des recherches scientifiques, il a donc fermé la porte à Jung et à sa théorie saugrenue.

Les secrets des mythes et légendes – Psychologie des profondeurs

Cependant, Jung a ouvert la porte vers une alliance entre la science et la compréhension de la spiritualité. Il a découvert qu’il existait une sorte de banque collective d’archétypes, partagée par tous les individus et tous les peuples, connectée directement sur nos pensées et influençant nos réactions, d’une façon inconsciente.

(Voir article : Champs de synchronicité)

Depuis la nuit des temps, les sages et les mystiques savent qu’ils existent un champ cosmique qui conserve et transmet de l’information, ils le nomment « Champ Akashique » ou « mémoire Akashique ». Selon les anciens, ce champ serait constitué de subtiles énergies émises et reçues par toutes les consciences de l’univers, mais indétectables par nos moyens technologiques actuels. En sanskrit et en Védique, « akasha » signifie « espace ».

Champs Akashique et mémoire universelle infinie

(Voir article : Quand la science rejoint le paranormal)

Les états modifiés de conscience

Mais comment communiquer, et surtout comment bénéficier des connaissances de ce système d’information Akashique. Il ne faut pas perdre de vue que le contenu de cette mémoire universelle, si elle existe, est structurée et organisée pour être compatible avec les âmes de tous les êtres, en d’autres termes, le langage utilisé est celui de l’inconscient collectif, ce qui signifie que notre conscience n’est pas capable de l’appréhender directement. Il faudrait en quelque sorte, modifier sa conscience pour y accéder, en désactivant notre état conscient, laissant ainsi notre inconscient libre de communiquer avec l’inconscient collectif.

Il se trouve qu’il existe plusieurs façons, connues depuis certainement le début des cultures préhistoriques, d’entrer dans un état modifié de conscience.

Entrer dans un état modifié de conscience pour atteindre l’inconscient collectif

(Bientôt article : Conscience, inconscience et subconscient)

(Voir article : La magie, la religion et l’art préhistorique)

En effet, tous les mystiques, mages ou chamanes, de toutes les époques, savent entrer en transe, et communiquer avec ce monde qu’ils nomment « monde des esprits ». Tout çà peut paraitre folklorique, mais les études faites dans ce domaine par des spécialistes, montrent que les informations recueillies par ces chamanes dépassent l’entendement, et certaines sont bien supérieures à nos connaissances scientifiques modernes.

(Voir article : l’autre science)

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, il n’y a pas que les initiés qui soient capable d’entrer en transe, mais en fait, tout le monde est potentiellement capable de modifier son état de conscience, volontaire ou spontanément, et ainsi de communiquer avec le réseau Akashique, souvent sans s’en rendre compte. Ceci pourrait expliquer certains phénomènes qualifiés de surnaturels, de délires psychiatriques et autres apparitions mystiques.

Apparitions mystiques et surnaturelles

(Voir article : Témoignages surnaturels)

La Science face à une métamorphose inévitable

La science est bien évidement très loin de prendre ces phénomènes au sérieux, et pour cause, elle ne reconnaît pas officiellement l’existence de l’âme, et pense que toutes les manifestations de l’esprit viennent uniquement du cerveau, ce qui n’est pas complètement faux.

Cependant, la science est en pleine révolution, elle change petit à petit sa façon d’appréhender les choses, elle admet de plus en plus de phénomènes qui, il n’y a même pas un siècle, auraient été inimaginable. A titre d’exemple, en octobre 2011, sur un communiqué du journal de 20h sur TF1, on annonçait que les scientifiques avaient admis officiellement que la vitesse de la lumière n’était plus une limite.

Ces changements viennent en grande partie des dernières expériences faites en mécanique quantique, mais aussi à certaines expériences psychiques, faites dans les années 50 en pleine guerre froide, qui refont surface.

Plus vite que la vitesse de la lumière

(Voir article : La porte des étoiles)

(Bientôt article : Science & Spiritualité)

Le Réseau Fractal Archétypal

Pour arriver à comprendre et à décrypter le réseau fractal archétypal (ou champ Akashique), il faudrait constituer une véritable structure de classification de l’imaginaire symbolique humain, afin d’aboutir aux subtilités du langage de l’âme.

Jung avait commencé se colossale travail, en séparant dans un premier temps, les Archétypes en 2 grandes parties :

Archétypes trans-personnels (Qualités émanant de la culture et du collectif)

Archétypes personnels (fonction au sein de la dynamique psychique personnelle)

(Bientôt article : Le réseau fractal archétypal – le langage de l’âme)

Les portes de l’âme – Une entrée vers le réseau fractal archétypale

Ce que l’énergie de Malkhuth apporte

Un enracinement dans la vie et dans la famille

Le goût pour les contes et les mythes

Le respect et la compréhension de la Terre mère

Un lien particulier avec sa mère

Le respect et l’honneur de la mémoire des ancêtres

Le désir de comprendre ses origines

Une meilleure connexion avec les 4 éléments (Feu, Eau, Air, Terre)

Une ouverture vers la foi et la spiritualité

Une meilleure réaction de l’inconscient, de l’intuition et de l’inspiration

Une communication possible avec l’âme

Un détachement de l’égo, vers une attitude plus collective

Une meilleure adaptation et compréhension des manifestations de la synchronicité

 

Ce que les carences d’énergie de Malkhuth engendrent

Un manque d’assise, troubles et psychose

Perte d’âme et déperdition

Conscience étanche

Exclusivité du rationnel, manque d’ouverture

Manque d’inspiration

Rejet du Soi et gonflement de l’Ego

Manque de protection contre les menaces et la dévoration

Carence défensive, manque de vivacité

Isolement total

Problème de communication entre l’inconscient et le conscient

La vue transversale de Malkhuth sur les vues de l’arbre de vie

Voici quelques symboliques de Malkhuth, déclinées sur différents niveaux de perception. Chacune de ces vues est en quelque sorte connectées par l’intermédiaire de la sphère d’énergie (ici Malkhuth), autrement dit, les éléments ci-dessous sont synchronisés entre eux à des niveaux différents.

La vue conceptuelle de l’arbre de vie
(Racine, Ame, Inconscient collectif, Archétypes, Grande mère, Mythes, Ancêtres)

La vue archétypale de l’arbre de vie
(Eau, Feu, Air, Terre, Grande Mère)

La vue organe de l’arbre de vie
(Estomac et reins ; le sel et l’eau, fonction d’accueil de ce qui est étranger, origine et tolérance)

La vue corporelle de l’arbre de vie
(Le sol et les pieds)

La vue chromathérapie de l’arbre de vie
(Rouge : selon la typologie jungienne, Bleu : la pensée, jaune : l’intuition, vert : la sensibilité et la perception)

La vue essences de l’arbre de vie
(Chèvrefeuille, Châtaigne, Noix)

La vue astrologie de l’arbre de vie
(Terre, les 4 éléments)

L’Arbre de vie

Les origines

L’arbre de vie Kabbalistique a été construit, pour l’essentiel, à partir d’un texte Hébreux très ancien ; Le Sépher Yetsirah, le livre Kabbalistique de la Formation, une sorte de traité de cosmologie qui représente la création de toutes choses par la permutation des lettres. On peut dire, sans trop se tromper, et pour simplifier (sachant qu’il existe une différence significative entre la tradition Juive officielle et l’Occidentale), que la tradition Kabbalistique puise ses sources dans l’arbre de vie, et donc par extension dans le Sépher Yetsirah.

Le Sepher Yetsirah, livre Kabbalistique de la formation

Le manuscrit le plus ancien connu, daterait du Xème siècle. Une version originale complète serait conservée précieusement au Vatican.

Ceci dit, les enseignements contenus de cette Œuvre serait beaucoup plus anciens, renfermant des secrets d’une ancienne connaissance perdue depuis la nuit des temps. La tradition veut qu’Abraham soit le premier à avoir transmis ces précieux enseignements, et que la langue Hébraïque est été constituée à partir de la structure de cette connaissance. Abraham les aurait reçut de Melchisedeh, roi de Salem, grand prêtre du Très-Haut.

L’arbre de vie du temple de Karnak

Ces connaissances ont certainement été véhiculées secrètement à travers les traditions égyptiennes, et protégé dans l’Arche d’alliance, par Moïse, puis transmis ensuite dans les rituels magiques du temple de Salomon. La Menora, le chandelier d’Or, est d’ailleurs la première représentation de cet Arbre de vie, ainsi que la structure du temple tout entier, qui a été perdu lors de sa destruction.

La Menora, le chandelier d’Or

(Voir Article : L’Arche d’Alliance, le germe d’un nouveau monde)

Philosophie de l’Arbre de vie

L’arbre de vie est un arbre de lumière. De la plus pure et rayonnante étincelle en son sommet, elle transmet son énergie éternelle en descendant progressivement jusqu’aux racines, éclairant au passage chaque sphères de conscience, et retenant à chaque niveaux un peu plus de sa puissance, jusqu’à ce que cette lumière divine devienne matière. Commence alors le voyage de l’illumination qui consiste à retransformer la matière en lumière pure, en réponse à la générosité et à l’humilité de la source infinie.

Quand la lumière devient matière

(Voir Article : Il était une fois la lumière)

Matrice de l’Arbre de vie

Il existe dans l’Arbre de vie une structure, une matrice, qui ordonne et oriente les choses de la vie. En observant ou en méditant sur cet enchevêtrement de relations harmonieuses, l’arbre de vie se présente comme une clé, qui permet, à tous ceux qui savent l’utiliser avec sagesse, d’atteindre les objectifs les plus ambitieux.

Il semblerait que cette matrice renferme tous les secrets du déroulement de toutes choses, à tous les niveaux et dans tous les contextes, une sorte de matrice universelle. En appliquant toutes sortes de thèmes sur cette structure, on s’aperçoit que le système qui engendre l’évolution pas à pas du sujet étudié, est parfaitement synchrone avec la matrice, elle coule de source, comme une évidence, comme un puzzle où chaque pièce a une place unique.

D’ailleurs son aspect visuel, qui relève de la géométrie sacrée, est une des clés du mystère de sa conception et de sa magie. L’arbre de vie est inscrit dans la fleur de vie, qui elle-même est engendrée par la graine et l’œuf de vie.

L’arbre de vie

(Voir Article : Arbre, Fleur et Graine de vie)

Les Sephirot de l’Arbre de vie

Extrait du livre « Mystères de la Kabbale » de Marc-Alain Ouaknin :

« Lorsque la lumière primordiale de l’infini descend dans le monde pour donner le souffle de vie à tous les mondes et à toutes les créatures, elle se déploie, se diffracte sous forme de dix lumières, qui contiennent chacune un aspect de la puissance de la lumière nécessaire à la possibilité du vivant … »

Dix lumières brillants dans l’éternité, guidant les hommes vers leur ultime évolution ; l’illumination.

Cependant, DAAT est une lumière dissimulée. Pourtant, cette sphère cachée fait partie des étapes indispensables à la création, et marque en quelques sortes un passage obligé entre notre monde et celui du divin.

L’arbre de vie, arbre des dix sephirot

KETHER, la couronne et la volonté

HOCKMAH, l’amour et la sagesse

BINAH, la compréhension et l’intelligence

DAAT, la connaissance secrète

HESED, la compassion

GUEBURAH, le jugement et la force

TIPHERETH, la beauté

NETSAH, l’éternité

HOD, la réverbération et le raisonnement

YESOD, la fondation

MALKUT, le royaume

Les relations principales de l’Arbre de vie

Chaque lumière entretient des relations particulières avec certaines autres lumières, formant ainsi des groupes spécifiques, et permettent d’aboutir à des objectifs communs. Les sentiers entre les sphères lumineuses constituent les générateurs d’évolutions et de changement, et sont presque plus importantes que les sephirot elle-même.

Il en existe 22, et elles ont formés l’écriture Hébraïque.

Les 22 sentiers et les 10 sephirot forment les 32 voies de la sagesse.

Matrice de l’arbre de vie, les 32 voies de la sagesse

AZILOUT, monde de l’émanation

BRIAT, monde de la création

YETSIRAH, monde de la formation

ASSIAH, monde de l’action

Colonne Gauche, la justice

Colonne Centrale, l’harmonie

Colonne Droite, l’amour

Horizontale du Haut, les expériences

Horizontale du Milieu, les sentiments

Horizontale du Bas, les relations

Triangle KETHER-HOCKMAH-BINAH, l’équilibre des trois célestes

Triangle HOCKMAH-BINAH-DAAT, l’équilibre entre le rationnel et l’émotionnel

Triangle DAAT-HESED-GUEBURAH, l’accès aux connaissances secrètes

Triangle HESED-GUEBURAH-TIPHERETH, l’éthique du bien et du mal

Triangle TIPHERETH-NETSAH-HOD, la maîtrise des passions

Triangle NETSAH-HOD-YESOD, la fondation de la logique et des émotions

Relation YESOD-MALKUT, la transmission

Les 231 portes du Sepher Yetsirah