Hod – Les sphères de conscience

Hod représente la première émergence consciente venant de l’âme et de l’esprit. Elle prend forme au travers des énergies portées par Yesod et Malkut. Elle porte la manifestation de l’esprit, la mise en forme de l’âme, par la prise de conscience.

Hod représente la première émergence consciente

(Voir article : Yesod – Le temple des rêves)

(Voir article : Malkhuth – Les sources de l’âme)

Définition de la conscience

Alors que la science cherche toujours le siège de la conscience dans les structures complexes du fonctionnement cérébral, il paraîtrait logique d’envisager que le cerveau soit l’organe à travers lequel la conscience se manifeste, mais qu’il ne produise probablement pas la totalité de la conscience.

Le débat est encore largement ouvert, mais pour définir ce qu’est la conscience, nous sommes obligés de tenir compte des trois approches existantes sur le sujet, à savoir l’approche spirituelle dualiste, l’approche matérialiste biochimique, et enfin l’approche constructiviste systémique.

L’approche spirituelle dualiste de la conscience

En effet, l’approche spirituelle sépare l’esprit du cerveau, c’est en ce sens qu’elle est dualiste. La conscience, dans ce cas, se situe plutôt du côté de l’esprit, initiée dans les sources de l’âme, véhiculée par l’intuition et les manifestations divines.

Au contraire, l’approche scientifique matérialiste suggère que le siège de la conscience se trouve dans les interactions biochimiques du tissu cérébral, et nulle part ailleurs. Le phénomène de conscience dans cette optique, suit le cheminement de l’évolution progressive du vivant, renforcée par la sélection naturelle Darwinienne. Mais malheureusement, cette théorie, qui est la plus répandue, écarte volontairement certains aspects majeurs de la prise de conscience, comme la capacité de création, la capacité du don de soi, la capacité d’engagement, la capacité de questionnement et d’interrogation, pour n’en citer que quelques exemples.

L’approche matérialiste biochimique de conscience

L’approche constructiviste systémique est beaucoup plus intéressante dans le sens où elle n’exclue en aucun cas les deux approches précédentes, tout en ouvrant la réflexion vers des théories fonctionnant à plusieurs niveaux fractals, ou à multiples dimensions d’espace et de temps.

L’approche constructiviste systémique de la conscience

En principe, à partir du moment où nous nous rendons compte de l’état de notre existence, par rapport à notre environnement, alors dans ce cas nous sommes conscient. Tout le problème est de savoir ce qui provoque cette prise de conscience, et surtout cette représentation de soi par rapport au reste du monde. Il est également important de préciser que la conscience est une entité productrice de sens. La propriété fondamentale majeure de la conscience est donc le fait d’exister dans un monde particulier sur le quel on peut interagir, pour y donner du sens.

 

Les limites et délimitations de l’espace vital ; la liberté intérieure

Notre conscience va donc se constituer son propre monde, à partir de son environnement. Il est important de bien comprendre que nous avons besoin d’un espace de liberté intérieur pour pouvoir s’exprimer, un espace vital qu’il faut absolument délimiter. La première chose que réalise une cellule, c’est sa membrane de protection, une délimitation entre son espace de vie et les agressions extérieures. Nous avons tous besoin de créer cet espace vital afin de préparer les bases des constructions personnelles de notre vie. D’ailleurs, la plus part de nos problèmes relationnels sont dus à la mauvaise connaissance des limites de notre espace intérieur, quand elles sont trop étendues ou au contraire, trop étouffantes.

Membranes de protection des cellules

En fonction de la stabilité de ces limites, nous modélisons intuitivement et inconsciemment, une image intérieure de nous même. Tout ce processus est façonné par l’influence des énergies venant de Yesod (l’inconscient personnel) et de Malkhuth (l’inconscient collectif).

Un sage a dit : « Chacun a devant lui l’image de ce qu’il doit être, et tant qu’il ne ressemblera pas à cette image, il ne trouvera pas la paix ! »

Il est intéressant de constater que notre conscience conditionne nos raisonnements uniquement à intérieure du cadre limité par notre espace vital. En d’autres termes, l’ouverture d’une prise de conscience plus importante, dépend de l’élargissement de ces fameuses limites. Nous avons donc extrêmement de mal à raisonner au-delà de ces limites, à moins de les déplacer.

Nous raisonnons à l’intérieur de notre espace vital

Faut-il encore avoir le courage d’affronter les agressions extérieures, pour permettre de repousser les frontières de son domaine intérieur, ainsi que de faire l’effort de restructurer nos constructions en fonction des nouvelles configurations d’espace.


La communication, et les relations de co-création

On constate également qu’un agrandissement de notre espace vital se traduit presque toujours par une confrontation relationnelle avec d’espace vital des autres.

D’ailleurs, force est d’admettre que les causes majeures de dysfonctionnements d’une organisation collective sont directement liées aux interfaces de communications entre les individus.

Relation de co-création, coordination relationnelle

La maitrise des aspects relationnels avec les personnes qui nous entourent, permet la fusion naturelle de nos limites avec autrui, et dans ce cas, notre espace vital peut grandir.

En ce sens, on pourrait facilement affirmer que l’intelligence relationnelle (ou émotionnelle), est sans l’ombre d’un doute plus importante et plus efficace que l’intelligence intellectuelle, pour l’évolution de la conscience collective et individuelle.

Si nous analysons notre évolution depuis la première cellule, nous constatons que la tendance a toujours été de partir de l’individuel vers le collectif ; Rassemblement des cellules pour former des êtres multicellulaires, rassemblement des espèces pour se défendre, rassemblement des individus pour former des familles, rassemblement des familles pour former des villages, des villes, et des pays.

Evolution universelle de l’unitaire vers le communautaire

Le but ultime de l’évolution de la conscience est très certainement en rapport avec la création collective, ou la co-création.

Hod nous apprend à adapter et à intégrer notre conscience individuelle à la conscience collective qui participe probablement à un plan universel.

(Voir article : Calendrier Maya – l’évolution de la conscience)

 

Le gardien de notre espace intérieure

Pour nous aider à protéger notre espace vital, Hod met à notre disposition un accompagnateur intérieur, une petite voie qui nous guide sur le bon chemin. Il peut prendre d’innombrables formes, ange gardien, fée, le Christ, maître spirituel, ancêtre ou être cher disparu etc…

Ces entités existent-elles vraiment ? Pour répondre à cette question, il conviendrait de préciser le sens du verbe « exister ». Il est intéressant de constater que toutes les personnes croyant réellement à ces gardiens affirment qu’elles sont réellement aidées. Les religions nous encouragent à dialoguer avec ces entités par les prières, et nous enseignent qu’il faut y croire pour obtenir de l’aide. Ce n’est pas le hasard si le fait de croire fermement à un rêve, contribue fortement à ce qu’il se réalise un jour ou l’autre. Tout dépend de la puissance de cette croyance.

Le gardien de notre espace intérieure

Inutile de préciser qu’un projet ne va pas bien loin, quand on n’y croire pas et que le doute s’installe.

Que les accompagnateurs intérieurs soient de véritables entités divines, ou des projections construites par l’esprit, leurs puissances sont belles et bien réelles et de toutes évidences, proportionnelles à la force de notre croyance.

 

Les niveaux de conscience, angle de vue, niveaux fractals et espaces temps

Il existe certainement une infinité de niveau de conscience. Plus on élargit son angle de vue, plus on s’éloigne pour disposer d’une plus grande vue d’ensemble, plus notre niveau de conscience est élevé. Plus on recul, et plus les choses connues diminues, c’est alors que de nouvelles perceptions apparaissent, qui sont impossible à distinguer quand nous sommes trop près.

Le nombre d’information et la vitesse à laquelle nous les traitons est directement proportionnel à cet angle de vue. C’est pour cela que nous avons toujours l’impression que tout s’accélère, car nous changeons continuellement de niveau de conscience, nous élargissons notre vision global et l’espace temps qui l’accompagne.

Cela ne veut pas dire que notre cerveau traite plus d’information, mais il fait des sortes de raccourcis spatio-temporels.

Notre cerveau fait des raccourcis spatio-temporels

Le fonctionnement de la mémorisation

C’est d’ailleurs de cette façon que nous arrivons à mémoriser une quantité phénoménale d’information. Nous ne traitons pas les données d’une façon séquentielle comme le font nos ordinateurs, mais plutôt sur un modèle spatio-temporel fractal.

Dans le terme spatio-temporel fractal, il y a une notion d’espace de rangement, de temps de traitement des informations, et une architecture imbriquée comme des poupées russes (mais en bien plus compliqué, étant donnée qu’une poupée russe englobe la totalité d’une autre poupée, or, dans le cas de la mémoire, une poupée peut englober une ou plusieurs parties de plusieurs autres poupées). Chaque regroupement est synthétisé à l’essentiel, afin que le cerveau n’ai pas à accéder à tous les détails de son contenu à tout moment, d’où un gain de temps et une évolution exponentielle des capacités de traitement.

A noter que la notion d’espace-temps n’appartient pas à Hod, mais à la sphère suivante ; Netsah.

La mémorisation du cerveau est un modèle spatio-temporel fractal

Dans Hod, l’aspect mental est très important. Le fait d’analyser, de disséquer chaque information pour en tirer des conclusions, vient du domaine de l’intellect et de la conceptualisation.

 

Thérapie par conceptualisation, maîtrise et projections magiques

Conceptualisation ; « une représentation mentale générale et abstraite d’un objet, l’idée (ou l’image) que l’on se fait de quelque chose ».

Citation d’un pionnier du cinéma « Magie est l’anagramme du mot image »

La conceptualisation correspond à ce regroupement synthétisé d’informations, sachant qu’ils peuvent également faire l’objet d’un autre groupement encore plus synthétique, et ceux à l’infinie. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’on parle de conceptualisation, à partir du moment où les informations traitées ne sont plus en rapport direct avec un individu, un sujet ou bien une situation précise.

Thérapie par conceptualisation, maîtrise et projections magiques

Par exemple, imaginons un ensemble d’informations provoquant de fortes émotions chez un individu particulier. Chacune de ces informations sont en lien direct avec les neurones qui provoquent ces réactions chimique dans le cerveau. La conceptualisation va extraire le résultat, ou l’essentiel de cette expérience, qui forme d’autres informations. Ces dernières informations ne sont plus en lien directe avec les émotions, elles peuvent donc être analysées, traitées et simulées sans provoquer les comportements pathologiques incontrôlables. La conscience va donc pouvoir opérer sur un autre niveau de conscience plus élevé. On parle de Thérapie par conceptualisation. C’est une technique qu’utilisent beaucoup les psychologues à notre époque, mais qui était très utilisé également dans les anciens temps par les mages, chamanes et sorciers.

En ce sens, Hod est également la sphère des pratiques et projections magiques.

 

Ce que l’énergie d’Hod apporte

Le domaine de la vie protégée
La faculté de délimiter
Le repos intérieur
La faculté de gérer et de conceptualiser
La forme de la vie
La sagesse pratique
La communication et le relationnel
La fascination et le charme
L’esquisse de soi, essais

 

Ce que les carences d’énergie en Hod engendrent

La carence de repères
L’ouverture sans défense
L’abandon, et négligence
L’absence de tempérament
La sottise et l’inconscience
La difficulté à maîtriser
La langue
L’absence de jugement
Les pratiques de magie noire, et projections sur autrui

 

La vue transversale d’Hod sur les vues de l’arbre de vie

Voici quelques symboliques d’Hod, déclinées sur différents niveaux de perception. Chacune de ces vues est en quelque sorte connectées par l’intermédiaire de la sphère d’énergie (ici Hod), autrement dit, les éléments ci-dessous sont synchronisés entre eux à des niveaux différents.

 

La vue conceptuelle de l’arbre de vie

(Force formatrices de l’esprit et de l’âme, coordination, prise de conscience, espace vital, franchissement des limites, juste mesure)

 

La vue archétypale de l’arbre de vie

(Accompagnateur intérieur, guides de l’âme, messagers, Hermès, mercure psychopompes)

 

La vue organe de l’arbre de vie

(Le foie ; analyse précise et travail préparatoire sur la réalité)

 

La vue corporelle de l’arbre de vie

(La hanche droite)

 

La vue chromathérapie de l’arbre de vie

(Orange ; énergie vitale chaude, corporalité, détente)

 

La vue essences de l’arbre de vie

(Tremble, pomme sauvage, vigne, noix, osier jaune)

 

La vue astrologie de l’arbre de vie

(Mercure)

Yesod – Le temple des rêves

Le mythe lunaire

Yesod est principalement assimilé à la lune, et à tous les mythes qui l’entourent.

Dans toutes les civilisations, la lune a toujours portée en elle la source de nos rêves, nos inspirations et intuitions, la fécondité, et le reflet de tous les mystères et connaissances divines de l’univers. Elle est le point lumineux qui nous guide vers l’infini.

La lune est le point lumineux qui nous guide vers l’infini

En Mésopotamie, le dieu lunaire le plus courant est Nanna ou Zu-en (qui est devenu Zi-en ou Sin). Dans les périodes de domination de la ville d’Ur (environ -2600 à -2400) il est l’un des dieux les plus importants, et considéré comme père et créateur de toutes choses. NA-AN-NA signifie en sumérien « Pierre du ciel » ou « Homme du ciel ». Nanna devient par la suite Nannaru, qui en Akkadien signifie « Brillant ». Quand à ZU-EN ou EN-ZU, on peut le traduire par « Seigneur du savoir », ou EN-ZI, « Seigneur de la vie », deux épithètes que l’on attribuait très souvent à Enki ou à Enlil. Le dieu-Lune était comparé à un taureau, symbole de force et de fécondité.

Nanna ou Zu-en (qui est devenu Zi-en ou Sin)

Thot, dieu Egyptien de la sagesse et de la connaissance (le dieu lunaire de Khemenou (Hermopolis Magna) en Moyenne-Égypte, Djehouti en grec), capte la lumière de la lune, dont il régit les cycles, à tel point qu’il fut surnommé « le seigneur du temps ».

Un texte d’Edfou relate sa naissance :

« Au sein de l’océan primordial apparut la terre émergée. Sur celle-ci, les Huit vinrent à l’existence. Ils firent apparaître un lotus d’où sortit Rê, assimilé à Shou. Puis il vint un bouton de lotus d’où émergea une naine, auxiliaire féminin nécessaire, que Rê vit et désira. De leur union naquit Thot qui créa le monde par le Verbe. » (Extrait du site Wikipédia)

Il est le seigneur des paroles divines, le scribe et interprète des dieux. Il est aussi le cœur de Ré, l’essence même de sa pensée créatrice inspirée. C’est un grand magicien, doué de création par la magie du verbe et des symboles.

Thot, grand magicien doué de création par la magie du verbe et des symboles

Soma est un dieu lunaire Hindou. Il est intéressant de constater que le nom de Soma vient d’une boisson céleste. Tiré d’une plante aux vertus hallucinogènes et psychotropes, c’était le nectar des dieux, qui pouvait agir sur la pensée et le corps des hommes comme un véritable élixir de vie. Comme dans les traditions chamaniques, ce breuvage permettait d’ouvrir les portes de l’esprit et de l’âme.

(Voir article : La magie, la religion et l’art préhistorique)

Levé de lune sur les terres sombres et endormies

« Soma, à l’origine, personnifie la pluie qui provient de la lune. C’est une divinité vitale, mais aquatique, humide et nocturne. Il provoque la croissance des plantes et procure la nourriture aux humains et aux animaux. Chez les êtres de sexe masculin, les sucs végétaux sont transformés en semence; chez ceux de sexe féminin, ils sont transformés en lait. Au décès, le principe vital retourne dans la lune et, quand celle-ci croît, Soma y afflue comme dans une coupe. Soma constitue alors le breuvage d’immortalité que les Dieux boivent chaque mois. Dans ce mythe, Soma constitue à la fois la semence du taureau divin qui féconde la terre et le lait de la vache divine qui nourrit l’univers » (Extrait du site Wikipédia)

Séléné représente la beauté rayonnante et éclatante, la féminité à l’état pur

Séléné, déesse lunaire grecque, représente souvent la pleine lune. Elle représente la beauté rayonnante et éclatante, la féminité à l’état pur. Son passage éclaire les terres sombres endormies de sa lumière blanche et argenté, tirée par ses chevaux ou bœufs blancs, elle parcourt les ténèbres pour guider et inspirer les âmes en difficultés, par l’intermédiaire des rêves.

De l’inconscient collectif à l’inconscient personnel

Selon la tradition Kabbalistique, Yesod est en quelque sorte un passage, ou une étape intermédiaire entre l’âme et le corps. C’est l’endroit où notre être va capter les énergies et les informations venant de l’inconscient collectif, pour les acheminer et les assimiler progressivement dans notre inconscient personnel représenté par Yesod. C’est ici que vont naître les premières manifestations de notre âme sur notre corps, d’une façon inconsciente.

Pour que cette communication fonctionne, il est vraisemblable que l’inconscient personnel utilise le langage de l’inconscient collectif, c’est-à-dire les symboles et les archétypes. En d’autre terme, Yesod serait un interprète, une interface, qui va recueillir les énergies du monde des âmes, les interpréter et les transformer pour qu’elles soient assimilables par notre conscience. On peut raisonnablement imaginer d’ailleurs, que la communication peut se faire également dans l’autre sens, afin que les consciences des êtres vivants participent à l’évolution du champ morphique des sources de l’âme, Malkhuth.

De l’inconscient collectif à l’inconscient personnel

(Voir article : Malkhuth – Les sources de l’âme)

 

Le canal des rêves

Et si la richesse de l’univers variait avec la profondeur de nos rêves ? Et si nos rêves étaient une facette de notre réalité, ou plutôt la seule partie visible d’un univers infiniment plus colossale que notre monde physique ? Les rêves seraient alors à l’image de la lune, le reflet pale, faible, monochrome et plat d’un monde étincelant, puissant, coloré et à multiple dimensions. Si Malkhuth représente ce monde infini des sources de âmes, alors Yesod est certainement le canal de communication, projeté sur une surface plane de notre conscience, afin que notre être soit capable d’en comprendre quelques brides, grâce à notre canal de vision intérieure ; nos rêves.

Nos rêves : notre canal de vision intérieure

Mais les émissions venant du monde des esprits se mélangent avec les émissions de notre corps physique, émotionnel et spirituel, compliquant ainsi l’interprétation des informations diffusées d’un côté ou de l’autre, dans le scénario du rêve.

En toute logique, un canal de communication utilise un codage structuré, un langage d’interprétation du signal, qui va permettre de véhiculer les messages de l’âme de tel sorte que notre être soit capable de le comprendre, c’est-à-dire en utilisant le langage des symboles et des Archétypes.

Autrement dit, pour interpréter nos rêves, il conviendrait de bien connaître ce langage, et surtout de bien faire la distinction entre les messages venant du corps et ceux venant du monde des esprits. Malheureusement, notre conscience n’est pas assez évoluée pour pouvoir comprendre toutes les subtilités et les richesses du langage des esprits. Ce qui signifie que les rêves ne renferment donc qu’une toute petite partie du message initial.

C’est comme si on essayait d’enseigner la totalité des langages de notre planète, y compris nos langage informatique et mathématiques, à un enfant de 3 ans.

Cependant, il existe des moyens autres que notre intellect, pour intégrer des informations dans notre conscience, à savoir, les émotions, la sensibilité et l’intuition.

Rêver, c’est recevoir des messages du corps et de l’âme

L’intuition a de l’avenir

L’intuition est dans le domaine de Yesod, car elle intervient avant la moindre prise de conscience. L’intuition, c’est savoir quoi faire au bon moment, mais sans faire intervenir l’analyse mental du cerveau, qui interviendra dans la sephira suivante de l’arbre de vie, à savoir Hod. Paradoxalement, notre intuition a toujours raison, alors qu’il n’y a aucun raisonnement intellectuel, et donc aucune intelligence pour arbitrer le pour et le contre de la bonne décision à prendre. Le temps que notre cerveau élabore un plan, compare et anticipe la meilleure réaction en explorant tous ses souvenirs, l’intuition a déjà réagit correctement. Rappelons-nous ce que nous disais nos professeurs ; « Notre première idée est toujours la meilleure », dès que notre cerveau s’emmêle, c’est la confusion, le doute d’installe. La meilleure idée, c’est celle qui n’a pas encore été explorée par notre mental.

Dans un monde où tout s’accélère, où le nombre d’information se multiplie d’une façon exponentielle, nous aurons de moins en moins de temps pour prendre en compte mentalement chaque information mise à notre disposition. L’intuition a de l’avenir, car pour une question de survie, notre conscience finira progressivement par la choisir la voie de l’intuition plutôt que celle du mental. L’intuition guide notre créativité et nos inspirations, car elle est connectée en ligne directe avec Malkhuth, le monde des esprits et de toutes les potentialités.

L’intuition est connectée en ligne directe avec le monde des esprits et de toutes les potentialités

(Voir article : Calendrier Maya – Un plan d’évolution de la conscience)

Les énergies émotionnelles

Yesod représente l’équilibre des énergies entre le corps et l’âme. Elle représente une certaine stabilité, un lieu paisible où il fait bon vivre, où les émotions sont agréables. Là où la sensibilité, l’affectivité, la douceur et l’amour de la nature sont prédominant, alors les énergies de Yesod vibrent en harmonie. On dit souvent que les émotions reflètent la véritable nature de l’âme. Elles sont la manifestation de notre équilibre énergétique, les laisser s’exprimer c’est les laisser circuler à travers notre corps et notre conscience.

Laisser circuler les émotions, c’est retrouver un équilibre énergétique

Les scientifiques considèrent que le siège de l’intelligence est le mental, représenté par le cerveau. Ils sont persuadés qu’à partir du moment où les émotions s’emmêlent, plus rien n’est rationnel, la logique s’efface pour laisser place à l’imprévu, à la désorganisation, et d’une façon extrémiste ; au chaos. Et pourtant, on constate sans l’ombre d’un doute que l’intelligence émotionnelle est bien plus efficace que l’intelligence intellectuelle, dans la vie de tous les jours. Les scientifiques admettent maintenant que le quotien intellectuel n’est qu’une partie de l’intelligence, et que le quotien émotionnel y contribue énormément.

Sans lui, nous serions incapables de communiquer et de comprendre les relations humaines, qui sont à la base de l’évolution de la conscience. Notre conscience n’est pas simplement un calculateur mental, mais un être sensible capable de ressentir les émotions d’autrui, doué d’intuition et de création, centré naturellement sur les énergies qui nous relient à notre âme.

La conscience est un être sensible, doué d’intuition et de création

Ce que l’énergie de Yesod apporte

Une meilleure connexion entre l’inconscient et le conscient

Une prédisposition aux pressentiments et intuitions

Une grande vitalité pour combattre les injustices du monde

Une plus grande confiance en soi

Une très bonne sensibilité à l’entourage, empathie

L’harmonie des énergies entre le corps et l’âme

L’écoute et la compréhension des rêves

Beaucoup de créativité

 

Ce que les carences d’énergie en Yesod engendrent

Développement de maladies psychosomatiques

Troubles corporels et psychiques

Beaucoup d’angoisse

Névroses et troubles provenant d’une sexualité bloquée

Manque de créativité, d’idée, sentiment de vide

Contradictions entre les demandes du corps, des sentiments et des idées

Inconscience et difficultés à conceptualiser

Résistance contre la réalisation personnelle

 

La vue transversale de Yesod sur les vues de l’arbre de vie

Voici quelques symboliques de Yesod, déclinées sur différents niveaux de perception. Chacune de ces vues est en quelque sorte connectées par l’intermédiaire de la sphère d’énergie (ici Yesod), autrement dit, les éléments ci-dessous sont synchronisés entre eux à des niveaux différents.

La vue conceptuelle de l’arbre de vie
(Inconscient personnel, impulsions créatrices, l’intuition, les rêves)

La vue archétypale de l’arbre de vie
(La lune, la justice, la mesure, L’instinct, Guide intérieur, l’action de la Grande Mère dans l’inconscient personnel)

La vue organe de l’arbre de vie
(L’intestin grêle, ce qui se passe entre l’estomac et le foie : absorption, mais sans analyse précise)

La vue corporelle de l’arbre de vie
(Sous le ventre, organe sexuel)

La vue chromathérapie de l’arbre de vie
(Violet : Ce qui favorise l’accomplissement et la transformation spirituelle)

La vue essences de l’arbre de vie
(Hêtre rouge, mélèze)

La vue astrologie de l’arbre de vie
(La lune)

L’Arbre de vie

Les origines

L’arbre de vie Kabbalistique a été construit, pour l’essentiel, à partir d’un texte Hébreux très ancien ; Le Sépher Yetsirah, le livre Kabbalistique de la Formation, une sorte de traité de cosmologie qui représente la création de toutes choses par la permutation des lettres. On peut dire, sans trop se tromper, et pour simplifier (sachant qu’il existe une différence significative entre la tradition Juive officielle et l’Occidentale), que la tradition Kabbalistique puise ses sources dans l’arbre de vie, et donc par extension dans le Sépher Yetsirah.

Le Sepher Yetsirah, livre Kabbalistique de la formation

Le manuscrit le plus ancien connu, daterait du Xème siècle. Une version originale complète serait conservée précieusement au Vatican.

Ceci dit, les enseignements contenus de cette Œuvre serait beaucoup plus anciens, renfermant des secrets d’une ancienne connaissance perdue depuis la nuit des temps. La tradition veut qu’Abraham soit le premier à avoir transmis ces précieux enseignements, et que la langue Hébraïque est été constituée à partir de la structure de cette connaissance. Abraham les aurait reçut de Melchisedeh, roi de Salem, grand prêtre du Très-Haut.

L’arbre de vie du temple de Karnak

Ces connaissances ont certainement été véhiculées secrètement à travers les traditions égyptiennes, et protégé dans l’Arche d’alliance, par Moïse, puis transmis ensuite dans les rituels magiques du temple de Salomon. La Menora, le chandelier d’Or, est d’ailleurs la première représentation de cet Arbre de vie, ainsi que la structure du temple tout entier, qui a été perdu lors de sa destruction.

La Menora, le chandelier d’Or

(Voir Article : L’Arche d’Alliance, le germe d’un nouveau monde)

Philosophie de l’Arbre de vie

L’arbre de vie est un arbre de lumière. De la plus pure et rayonnante étincelle en son sommet, elle transmet son énergie éternelle en descendant progressivement jusqu’aux racines, éclairant au passage chaque sphères de conscience, et retenant à chaque niveaux un peu plus de sa puissance, jusqu’à ce que cette lumière divine devienne matière. Commence alors le voyage de l’illumination qui consiste à retransformer la matière en lumière pure, en réponse à la générosité et à l’humilité de la source infinie.

Quand la lumière devient matière

(Voir Article : Il était une fois la lumière)

Matrice de l’Arbre de vie

Il existe dans l’Arbre de vie une structure, une matrice, qui ordonne et oriente les choses de la vie. En observant ou en méditant sur cet enchevêtrement de relations harmonieuses, l’arbre de vie se présente comme une clé, qui permet, à tous ceux qui savent l’utiliser avec sagesse, d’atteindre les objectifs les plus ambitieux.

Il semblerait que cette matrice renferme tous les secrets du déroulement de toutes choses, à tous les niveaux et dans tous les contextes, une sorte de matrice universelle. En appliquant toutes sortes de thèmes sur cette structure, on s’aperçoit que le système qui engendre l’évolution pas à pas du sujet étudié, est parfaitement synchrone avec la matrice, elle coule de source, comme une évidence, comme un puzzle où chaque pièce a une place unique.

D’ailleurs son aspect visuel, qui relève de la géométrie sacrée, est une des clés du mystère de sa conception et de sa magie. L’arbre de vie est inscrit dans la fleur de vie, qui elle-même est engendrée par la graine et l’œuf de vie.

L’arbre de vie

(Voir Article : Arbre, Fleur et Graine de vie)

Les Sephirot de l’Arbre de vie

Extrait du livre « Mystères de la Kabbale » de Marc-Alain Ouaknin :

« Lorsque la lumière primordiale de l’infini descend dans le monde pour donner le souffle de vie à tous les mondes et à toutes les créatures, elle se déploie, se diffracte sous forme de dix lumières, qui contiennent chacune un aspect de la puissance de la lumière nécessaire à la possibilité du vivant … »

Dix lumières brillants dans l’éternité, guidant les hommes vers leur ultime évolution ; l’illumination.

Cependant, DAAT est une lumière dissimulée. Pourtant, cette sphère cachée fait partie des étapes indispensables à la création, et marque en quelques sortes un passage obligé entre notre monde et celui du divin.

L’arbre de vie, arbre des dix sephirot

KETHER, la couronne et la volonté

HOCKMAH, l’amour et la sagesse

BINAH, la compréhension et l’intelligence

DAAT, la connaissance secrète

HESED, la compassion

GUEBURAH, le jugement et la force

TIPHERETH, la beauté

NETSAH, l’éternité

HOD, la réverbération et le raisonnement

YESOD, la fondation

MALKUT, le royaume

Les relations principales de l’Arbre de vie

Chaque lumière entretient des relations particulières avec certaines autres lumières, formant ainsi des groupes spécifiques, et permettent d’aboutir à des objectifs communs. Les sentiers entre les sphères lumineuses constituent les générateurs d’évolutions et de changement, et sont presque plus importantes que les sephirot elle-même.

Il en existe 22, et elles ont formés l’écriture Hébraïque.

Les 22 sentiers et les 10 sephirot forment les 32 voies de la sagesse.

Matrice de l’arbre de vie, les 32 voies de la sagesse

AZILOUT, monde de l’émanation

BRIAT, monde de la création

YETSIRAH, monde de la formation

ASSIAH, monde de l’action

Colonne Gauche, la justice

Colonne Centrale, l’harmonie

Colonne Droite, l’amour

Horizontale du Haut, les expériences

Horizontale du Milieu, les sentiments

Horizontale du Bas, les relations

Triangle KETHER-HOCKMAH-BINAH, l’équilibre des trois célestes

Triangle HOCKMAH-BINAH-DAAT, l’équilibre entre le rationnel et l’émotionnel

Triangle DAAT-HESED-GUEBURAH, l’accès aux connaissances secrètes

Triangle HESED-GUEBURAH-TIPHERETH, l’éthique du bien et du mal

Triangle TIPHERETH-NETSAH-HOD, la maîtrise des passions

Triangle NETSAH-HOD-YESOD, la fondation de la logique et des émotions

Relation YESOD-MALKUT, la transmission

Les 231 portes du Sepher Yetsirah